Mon histoire

Stéphane Lovighi-Bourgogne est un artiste peintre français autodidacte né à Dijon le 29 février 1968. Il vit et travaille dans le sud de la France.

« La peinture n’est pas faite pour décorer les salons » annonce d’entrée de jeu Stéphane Lovighi-Bourgogne. Ce rapport fusionnel à la peinture remonte à l’enfance. Viol, maladie, perte d’êtres chers, autant d’évènements qui le lieront à jamais à la peinture.

Il grandit à Marseille, avant de professionnaliser sa carrière d’artiste à Paris. De retour dans le sud, à Cotignac, il y installe son premier atelier en 1993. A ses débuts, ce sont surtout les rencontres qui l’inspirent. Il peint beaucoup de portraits et utilise les techniques des artistes du XXe siècle (Chaïm Soutine, Lucian Freud, Picasso). Le sujet vivant est au centre de son travail. Il extériorise ses blessures les plus profondes, tente de se construire une vie d’adulte. Les maîtres mots pour décrire sa peinture sont bestialité, désir charnel et sensualité.

Dans les années 2000, la peinture évolue, Stéphane ne s’exprime plus au travers des autres, au contraire il crée son propre univers et nous plonge dans les méandres de son esprit et de sa vie. C’est le début d’un nouveau genre, le « transfiguratif ». Il décrit sa propre histoire à travers les grands évènements de l’histoire et de la mythologie (Les batailles d’Alexandre, Le Mazeppa, L’oiseau de feu, Le sacre du printemps…). Mort, amour ; cruauté, liberté ; joie, tristesse, les dualités de la vie sont ainsi immortalisées. « Je peins toute la part d’obscurité qui peut exister en l’homme » identifie l’artiste, « l’Hitler qui est en nous, notre potentiel de mal en puissance, la part de notre autre ». Il met en pleine lumière ce qui est rarement dit, dévoilé, et qu’il connaît si bien. Son intimité est exposée aux spectateurs, seuls juges de ses émotions. L’amour pour les autres, l’amour des autres — voilà ce qu’il cherche. A défaut de pouvoir gommer la réalité, il déforme la vie avec ses pinceaux.

Ses toiles s’exposent partout en France (Marseille, Paris, Aix-en-Provence), mais aussi dans d’autres pays (Pays-Bas, Haarlem, Kunstcentrum). Elles sont présentes dans de nombreuses collections privées, mais aussi publiques (collection permanente du musée Estrine, dans les Bouches-du-Rhône).

Dans l’ombre du travail du peintre œuvre Geoffrey Martin. « Mon fil d’Ariane » l’appelle Stéphane. « J’ai beau m’envoler partout et ouvrir les frontières, les bousculer jusqu’à être à deux doigts de me perdre, je sais qu’il suffit de me retourner et qu’il sera là. Comme un phare pour me montrer comment revenir ». Tout commence il y a 14 ans à Marseille lorsque Stéphane, ami du père de Geoffrey, lui offre l’une de ses toiles pour le féliciter de son entrée en deuxième année de médecine. Les liens de la peinture et de l’amitié étaient scellés. Aujourd’hui les deux regardent dans la même direction : Stéphane l’artiste, Geoffrey son agent, son mécène ; main dans la main pour écrire et repeindre ce monde.

A ce jour, il totalise entre 800 et 1000 tableaux.

Stéphane Lovighi-Bourgogne is a French self-taught painter. Born in Dijon in 1968, he lives in the south of France. At the start of his career, he painted the people he met. His technique was inspired by twentieth-century artists such as Chaïm Soutine, Lucian Freud and Picasso.

Then, in flight from a reality punctuated by suffering, he created a world born of his dreams, his fantasies and his fears. His style gradually became identified as a new genre, the « transfigurative ». His personal awareness is apparent to the spectators, who are the sole judges of his emotions. At times, painting represents an outlet for him and at times it is introspective, but certainly it has become indispensable to his life. Love for others, love of others — that is what he paints. He totalize around 800-1000 paintings.